Gros oeuvre
mardi 27 mai 2008, par Alain
J’ai choisi de construire aux normes d’isolation largement supérieures à la réglementation actuelle (Réglementation thermique 2005, RT 2005).
De mon expérience ( un pavillon construit en béton cellulaire thermopierre épaisseur 25 cm) et des comparaisons que j’ai effectuées chez différents fournisseurs et sur internet j’ai décidé de construire en béton cellulaire thermopierre nouvelle génération épaisseur 50 cm. En ce qui concerne l’isolation des murs et la suppression des ponts thermiques ( plus d’un tiers de l’énergie perdue par les ponts thermiques), il semblerait que ce produit soit parmi ce qui ce fait de mieux. Si je compare avec la qualité thermique ( aussi bien contre le froid que le chaud) du premier pavillon que j’ai construis en 25 cm d’épaisseur en 2003, le résultat doit être spectaculaire
Je pense que c’est une solution écologique et surtout rentable à court terme que ce soit pour la consommation ou pour la revente éventuelle.
Les murs sont un des facteurs importants de l’isolation, en plus de l’utilisation des énergies renouvelables. L’un ne va pas sans l’autre. Il s’agit apparemment d’un tout nouveau produit que j’ai découvert par hasard, je n’en avais pas vu de pub auparavant, il y a même certains fournisseurs de matériaux de construction qui ne n’étaient pas encore au courant .
Chaque bloc d’une épaisseur de 50 cm fait 15 cm de haut et 62,5 cm de long.
Je suis autoconstructeur et l’avantage du béton cellulaire tient dans sa facilité de mise en œuvre. Les blocs ont des poignées, ils se collent avec des joints fins ( pas de sable, pas de ciment, pas de bétonnière juste une perçeuse pour mélanger la colle ), il suffit de faire un sceau de colle pour travailler quelques heures (je ne travaille pas très vite). Une fois que le mur est monté il n’y a pas d’isolant à rajouter, un enduit millimétrique à l’intérieur suffit et un enduit normal à l’extérieur ( avec un enduit compatible, c’est écrit sur les sacs).
Si tout se passe bien je vais commencer mon chantier fin 2008. Le permis de construire est déjà affiché. Je ferai un album photo au fur et à mesure du chantier et pourquoi pas le plaisir de faire visiter mon chantier.
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Salut Alain !
En combien de temps espères-tu "amortir" ton "investissement" ? Ca m’intéresse de suivre les progrès de ton chantier. Je te précise cela sous le sceau du secret : quand le maçon porte ses seaux, même s’il est sot, il évite de faire des sauts !
Bon courage !
montrer autant d’enthousiasme, sans même avoir commencé son chantier, pour un truc dépassé et contraignant à la pose, je trouve ça déplacé. pub gratuite sans réel projet derrière ?
J’autoconstruis actuellement ma maison qui sera certifiée passive (trèèès largement au dessus encore en perf thermique) et je suis bien plus critique à l’égard des matériaux/professionnels/fournisseurs. Parce que sans critique, pas d’amélioration possible.
le béton cellu, la brique large collée et le parpaing j’ai déjà manié avec des pros oui (pour les deux premier, une fois chaque). ma baraque (en cours de construction, plus de la moitié du gros oeuvre de faite) sera en bloc à bancher, que tu décris (et que je manie pour la première fois). Une fois qu’on a une dalle, pour poser les étais (contre lesquels viennent se fixer les blocs), c’est largement plus confortable que les autres techniques. ça demande par contre également une planéité parfaite de la dalle au départ (donc niveau laser automatique obligatoire, arases parfaites etc... je pensais au départ que ça serais plus "maléable" mais ce n’est pas le cas). ça a des inconvénients (un peu de PS à l’intérieur) et des avantages (absence totale de pont thermique, inertie à l’intérieur, solidité bien plus grande, etc), mais détailler l’un et l’autre prendrait des pages entières.
en béton cell/briques larges il y a p-e moyen d’utiliser des étais, mais c’est pas encore pratiqué au profit des méthodes old school : je trouve ça dommage.
L’emboitement avec les blocs PS est une source d’emmerdes (ça je nie pas) mais offre également comme avantage de te signaler tout de suite le moindre défaut/écart avant qu’il ne soit amplifié quand tu montes (dans les angles c’est critique). Au final je trouve ça mieux.
Surtout, pour le spécialiste de thermique que je suis, l’isolation répartie (briques, bétons cell, etc...) est un mirage commercial. avec la RT2010 il est pas dit que la monomur (même très épaissie) obtienne la dérogation qu’elle a eu pour être validée RT2005 ... Le raisonnement du déphasage thermique peut être mis en défaut assez facilement, il ne sert qu’à convaincre les gens regardant peu les hypothèses de départ de la démonstration.
Le produit que tu mentionnes et potentiellement très intéressant si il reprend l’isolation super renforcée à l’extérieur. Pour moi, si les constructeurs avec du biomatériaux copiaient (et amélioraient, car il y a moyen) les blocs à bancher (pour un prix comparable, ce qui manque quand on parle biomat) on pourrait avoir le matériau parfait.
Bonjour !
Juste une tite question (euh trois en fait ^^). Je vois que vous en êtes au stade des devis. Combien de m² de surface murée présente votre projet ? Surface au sol ? Quel est le prix total des éléments en bc en 50 cm d’épaisseur ?
D’avance merci pour vos réponses !