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  • Article : Le projet d’écoconstruction de Capucine à Sucy en Brie
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vendredi 7 mars 2008, par Capucine

Bonjour,

Nous préparons pour le printemps 2007 la construction d’un double bâtiment : 75m2 au sol pour l’habitation sur R+2, et en bâtiment joint 80m2 comprenant un rez-de-chaussée professionnel (mon compagnon commercialise des produits de construction écologiques), un premier étage avec deux petits appartements pour du locatif (le terrain nous a couté la peau des fesses, région parisienne oblige, et un deuxième étage pour une salle de yoga (j’enseigne le yoga). Nous visons de beaux volumes, avec 3m au RDC, 2m80 au 1er, et des 2èmes étages en combles par contre.

Nous ferons une partie des travaux avec une équipe embauchée par l’entreprise de Xavier, car nous avons le projet de développer à cette occasion une branche travaux. A priori, nous envisageons d’engager pour neuf mois une équipe de trois personnes : un chef d’équipe-maçon, un menuisier, et un plombier-chauffagiste.

Côté hors d’eau-hors sol, nous prévoyons pour chaque bâtiment trois murs en brique monomur de 37, et un mur en ossature bois. Nous plaçons celui-là au Sud car au m2 il nous reviendra beaucoup plus cher (nous avons la brique à prix coutant par Xavier), or le mur Sud sera très vitré (nous prévoyons un "coeur de maison" vitré sur deux étages sur un tiers de la façade Sud). L’inertie thermique sera donc apportée par le sol en terre cuite et les murs en brique monomur. Côté toiture (environ 200m2, pente à 35°), nous prévoyons de l’ardoise (le frère de Xavier, couvreur, la réalisera avec lui pendant ses vacances) avec trois Velux, des gouttières et descentes en zinc, et une bonne isolation de 40cm de ouate de cellulose.Les murs intérieurs seront en ossature bois avec isolant variable suivant les étages (nous voulons tester ET la ouate de cellulose ET la laine de mouton ET la laine de chanvre). Les planchers seront en béton, recouvert suivant les parties de parquet ou de lino. Côté chauffage, nous prévoyons une chaudière granulé bois 20 ou 30kW pour les deux bâtiments, avec compteurs énergétiques par partie, et sondes thermostatiques pour chaque habitation, et plancher chauffant sur RDC et 1er (épaisseur moindre au 1er). Dans notre habitation, nous prévoyons un poële d’appoint, pour le plaisir de la flamme et d’utiliser le bois des arbres du terrain.

L’eau chaude sera essentiellement fournie par thermosolaire, avec reprise par la chaudière. Nous souhaitons utiliser au maximum l’eau de pluie, au moins pour notre usage personnel.

Et nous aimerions installer deux WC chez nous, dont une toilette sèche. A priori, nous penchons pour la solution avec séparation des urines, et sans surélévation ni fosse (je vise un modèle Separett commercialisé par Toilettes du Monde). Je crois que, pour éviter de nous épuiser auprès des autorités administratives, nous allons passer sous silence le projet, prévoir les raccords WC normaux, et installer le système après la visite de conformité, en gardant le raccord au tout à l’égoût pour les urines, et en compostant les fesces dans le jardin. Nous prévoyons un puits canadien.

A ce jour, les questions principales à solutionner sont les suivantes : Pour la récupération d’eau de pluie :
- taille de la cuve pour 4 pers chez nous et a priori 8 pers dans l’autre bâtiment, sachant que nous consommons environ 60m3, mais que pour nos locataires nous envisageons plutôt 30m3 par pers(on s’est entendu dire qu’une 15m3 risquait de créer de la stagnation nuisible... suivant les propositions nous naviguons entre 4 et 10m3)
- potabilisation (j’ai entendu tout et son contraire : utilité et nocivité de l’osmoseur, utilité et inutilité des UV, utilité et inutilité du filtre charbon/céramique, voire impossibilité de la potabiliser ; nécessité d’analyses très régulières ou d’ajouts de produits stérilisants...) ; apparemment la DASS, interrogée par téléphone, nous laisse toute latitude sans aucune obligation de déclaration ni d’analyses, mais j’attends confirmation écrite, et de toutes façons il ne s’agit que de la partie habitation, c’est interdit pour le locatif...)
- répartition des circuits : là, c’est une sacrée prise de tête : récupérer toute l’eau pour chez nous, y compris potable, et prévoir une arrivée complémentaire DANS LA CUVE raccordée au réseau pour les cas de sécheresse, avec clapet anti retour et système de versement d’eau sans contact (ce qui impliquerait d’avoir un système de production d’eau chaude pour nous, séparé de celui des locatifs) ? récupérer toute l’eau de pluie uniquement pour les circuits machines à laver + WC + douches pour nous et le locatif, en ayant un deuxième réseau séparé pour tout le monde pour l’eau potable de la ville ? autres solution à imaginer ?

- pour les WC sèches : quel risque encourrons nous à l’installer à la sauvage ? problèmes d’odeurs ? de nettoyage ? de bruit de ventilateur ? pouvons nous utiliser le compost pour les plantations alimentaires, ou non (comme préconisé par Toilettes du Monde) ?
- pour la chaudière à granulé : quelle marque retenir pour un bon rendement, la connexion avec l’eau chaude solaire, un entretien minimum, un minimum de nuisances sonores, une bonne tenue dans la durée...

Tous vos retours sur ces questions, et sur les points dans lesquels vous avez de l’expérience, seront largement bienvenus à cette étape du projet...

Alors à bientôt j’espère !

Capucine


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  • Bonjour,

    Nous allons aussi installer des toilettes sèches dans notre maison en cours d’autoconstruction (gers), je crois qu’il est important de ne pas se cacher et au contraire de se confronter au service d’assainissement, à la DASS et à la mairie pour leur expliquer, lutter et pourquoi pas convaincre du bien fonder de la démarche. C’est la seule façon de faire avancer les mentalités. En tout cas personne ne me fera mettre une fosse chez moi si je n’en ai pas besoin !

    Salutations écologiques

    Sébastien

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