samedi 10 mars 2007, par Bruno
Etape précédente : Mon Abri de Jardin : la conception et les premiers coups de pelle
C’est fou ce que l’on peut faire en se débranchant le cerveau ; réflexion valable pour d’autres activités plus ou moins utiles. Je suis arrivé au bout du mini-terrassement de la cabanne, tout à la bèche et à la brouette. Une dizaine de m3 de terre, bien lourde et bien collante. Heureusement, nous sommes en hivers et la bèche pénètre relativement facilement dans le sol. En tout cas, toute cette bonne terre va être mise à profit, étalée devant la cabanne pour faire un potager en terrasse. Ainsi, le potager sera créé sur une zone plane de terre fraichement retournée, au lieu de la pente de 25% actuelle. Le remblaie sera retenu par un mur de soutenement en rondins de chataignier - je vous expliquerai tout cela dans un prochain article.
Le sous-bassement maconnée s’assiera sur de simples semelles filantes. Pas besoin de grosses fondations, la maconnerie ne fera pas plus d’un mètre de haut. La tranchée de fondation fait une largeur de bèche sur 30cm de profondeur environ.
Pour le féraillage de la semelle et des poteaux, j’ai utilisé du poteau de féraille 10x10. Les poteaux de féraille sont scellés dans la semelle au moment du coulage.
Les murs sont réalisés en parpaing de 20. C’est le seul matériau valable pour de la maconnerie enterrée.
Il a fallu monter tous les matériaux en haut du Jardin. Heureusement, j’ai investi dans un micro-tracteur (avec mon voisin à 50/50). Cela me permet de monter tous les matériaux sans trop d’effort (Lire l’article sur ce sujet : Utiliser un micro-tracteur pour monter des charges dans une pente).
La partie Nord de la cabane est enterrée et s’appuie contre un mètre de terre ; laquelle est surmontée d’un imposant enrochement. Heureusement, cet enrochement est enterré lui aussi sur un mètre de profondeur. Le poids de l’enrochement n’applique donc pas de pression sur la maconnerie de la cabane. Mais pour assurer le coup, j’ai prévu de rigidéfier le mur Nord en prévoyant des poteaux en béton armé aux extrémités et tous les 1m50. Les poteaux, la semelle et le chainage supérieur sont solidarisés par leur féraillage.
La partie Nord étant en contact avec la terre, j’ai déployé un film plastique alvéolé entre le mur et la terre ; les alvéoles mâles se trouvant du côté Mur pour ménager un petit vide d’air entre le film et le mur. Si j’en avais eu le courage, j’aurai réalisé un drainage périphérique au pied des murs. Il aurait alors fallu creuser une tranchée périphérique, à l’extérieur de la cabanne, sous le niveau des fondations, prévoir un point bas pour l’évacuation, déposer un drain agricole au fond de la tranchée, entourer le drain d’un lit de gravier lui-même encerclé d’un feutre géotextile. J’espère que le film plastique sera suffisant mais de toute façon ce n’est qu’un abri de jardin, la présence ponctuelle d’humidité ne sera pas un problème.

Prochaine étape : Mon Abri de Jardin : Pose des dalles et enduit
| Ce site est en perpétuelle évolution. Pour ne rien manquer et recevoir les derniers articles par email, inscrivez-vous à la lettre d'information (c'est gratuit !) : |
|
|---|