Réalisable par un bricoleur en auto-construction.
vendredi 1er août 2008, par Philippe Cagnac
Schéma de principe :
Une cheminée dépassant de 1.20 m du sol, un chapeau débordant, amovible, une grille en moustiquaire, le ventilateur turbine 50 à 80 w/h, à 2 vitesses ( 200 à 400 m³/h ), une gaine électrique le raccordant à la maison par la tranchée. Des coudes à grand rayons ( 2 x 45° étant mieux que 90°, moins de pertes de charges ), un tunnel de galets protégé par un feutre géotextile de 4 m de long , section 60 x 60 cm maximum, Les tuyaux PVC bouchés en bout mais fendus ( suffisamment ) sur les parties en pénétration dans les galets permettent de faire circuler l’air dans l’ensemble des galets et donc d’assourdir la soufflerie. La tranchée se poursuit en pente de 2 % vers la maison. Un bac de visite près de la maison pour récupérer les condensas éventuels ou les évacuer avec un écoulement ou un vide cave suivant les formes et la nature du terrain.
Pénétration dans le vide sanitaire ou la cave, remontée au travers du plancher ( dans un placard central par exemple ), passage dans les combles. À ce niveau, un Té et une longueur ( variable ) de tuyau de part et d’autre, bouchés en bout. Des piquages Ø 60 ou 80 mm suivant les pièces à desservir ( percements et scie sauteuse, joints mastic colle sur le pourtour des piquages ), bouches en plafond pour la diffusion de l’air.
Rendre étanche les menuiseries et les aérations de la maison, le puits renouvelle suffisamment l’air.
Placer 2 VMC simple flux dans les combles. Une dessert la cuisine, la salle de bain, le WC et buanderie, l’autre pour les chambres, la salle à manger, le salon…
En hiver, seule fonctionne la 1° VMC au ralenti, un bouchon évidé partiellement sur un piquage inutile dans les combles, ce qui permet d’équilibrer l’air d’arrivée en fonction des besoins de la VMC, jusqu’au moment où la T° en sortie de bouche atteint 22°.
En été, en période de canicule, les 2 VMC marchent à fond le jour, le bouchon est fermé sur le piquage des combles pour que l’air en vitesse maximale du puits vienne remplacer celui extrait. À la tombée de la nuit, quand la T° est identique à celle extérieure, on arrête les VMC et on ouvre les fenêtres jusqu’au petit matin, le puits continuant de fonctionner tout le temps mais au ralenti.
Pas besoin de VMC double flux en climat méditerranéen, impossible de l’amortir dans des hivers cléments, judicieux dans des climats aux hivers rigoureux.
Pas besoin de by-pass et sondes extérieures avec mécanisations complexes ( et fragiles ). Surcoût, réparations, l’électronique est fragile. Seulement le changement manuel du bouchon dans les combles ( où dans la cave ou le vide sanitaire si c’est plus commode ), lorsque la T° monte au dessus de 22° ( été ), bouchon plein, fermé, lorsque la T° baisse en dessous de 22° ( hiver ), bouchon évidé.
La turbine ventilateur du puits est à 2 vitesses, puissance 50 W, positionné en départ du conduit, protégé et accessible. La cheminée de départ doit dépasser de 1.20 m du sol ( pour limiter les poussières ). Sous le chapeau débordant et retombant ( protection contre la pluie ), démontable, une grille moustiquaire et la turbine dessous, maintenue par une bride.
Le tunnel de galet sert d’assourdisseur, la pente générale est de 2 %, en PVC de 200 mm ( le moins cher ), jusqu’au regard de récupération des condensas éventuels ( ou élimination par un siphon ). La longueur totale est entre 30 et 50 m suivant la surface de la maison.
Attention à ne pas faire noyer les tuyaux suivant les formes des terrains et leurs natures. L’eau doit pouvoir s’évacuer ou se pomper avec un vide-cave.
Attention au risque de gaz radon suivant la nature du sol, des cartes géographique existent pour préciser les zones à risques. Le puits est réalisable mais des précautions sont indispensables.
J’ai réalisé mon puits en cave, sur les murs extérieurs, les détails et résultats sont sur mon blog : http://philippecagnac.20six.fr/
Les T° atteintes : minimale en hiver 12.5°, l’électricité prend le relais avec des convecteurs maximale en été 23°, en pleine canicule, à 36/38° extérieur
Ma consommation d’électricité était de 115 kWh/m²/an ( consommation totale d’électricité par an divisé par la surface habitable ), sans autre source d’énergie, elle est de 76 kWh/m²/an depuis l’installation du puits canadien/provençal .
Pas besoin de climatisation, l’air est renouvelé en permanence, le coût de l’utilisation est dérisoire et les économies réalisées conséquentes.
L’achat du Guide de construction des Puits Canadiens vous sera d’une grande aide. Et surtout, il vous évitera les erreurs coûteuses et irréversibles.
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pour que le puits fonctionne correctement, il faut extraire de l’air pour pouvoir le remplacer par l’air neuf insufflé.
Depuis le temps que je m’informe sur le puit je ne pensais pas que cela etait à ce point ; ça voudrait dire obligatoirement ventilation (vmc ou autre, en continu...). Je croyais que le debit de l’arrivée d’air du puit etait à minima (donc lent), ce qui ne necessitait pas de "controle" d’extraction, dans une conception pas totalement hermetique.
Autrement la maison est en surpression, c’est désagréable au niveau des tympans et le ventilateur du puits force pour rien. Je m’en rend compte lorsque je ferme les fenêtres au petit matin et que j’oublie d’enclencher les VMC en été...
Oui si c’est à ce point je comprends, ça parle tout seul :) et je trouve que c’est important la reactivité dans votre cas. J’imagine que ça doit être possible de ne pas être en surpression sans enclencher de vmc avec une ventilation naturelle (1 fenêtre entre-ouverte, une bouche ventilation naturelle,ou autre...) Actuellement je loge depuis 3 ans dans une maison en pierre, tres forte inertie, sud-ouest, et trois ans que la temperature est stable et agreable( en été) ..avec 1 fenêtre et une porte ouverte (sauf si on arrive à 35° dehors : on ferme davantage). Le tout avec une vmc qui bas de l’aile, et des menuiseries ventilées. Dans ce cas l’inertie par le dephasage , atenue les pics de chaleur, c’est plus facile car ça se regule " tout seul". Tandis que la regulation par les volumes d’air, c’est une gestion differente. Je voyais le Puit comme le bons sens et l’evidence même (arrivée d’air tempéré), mais , c’est déjà une contrainte s’il deséquilibre les volumes d’air à ce point...
Pour les rampants oui je pensais à ça aussi
Bonjour Bruno
Je précise que j’ai rendu ma maison totalement hermétique, sans ventilation autre que le puits canadien, ça me permet d’en tirer le maximum. Ma maison est en béton cellulaire de 30 cm avec des cloisons en carreaux de plâtre de 7 cm, plafond en BA 13mm sous fermettes, je manque cruellement d’inertie thermique...sans le puits canadien, elle n’était pas confortable en période de canicule ! Ne pas pouvoir cuisiner dedans à midi sous peine de faire monter la température au dessus de 29° à l’intérieur, c’est pénible ! L’age avançant, c’était vers la climatisation totale...Tout est corrigé avec le puits, je peux faire cuire mon pain au four et faire suivre d’un gigot sans bouger d’un degré en pleine canicule, mais avec des fenêtres fermées. Le puits est incontournable, même pour les maisons en paille, pas d’inertie thermique. La VMC aussi. Bonne suite, Philippe.
Philippe
C’est pour mettre un puit canadien sous la terre de la serre ?
Ou pour utiliser les tunnels comme un puit canadien (air préchauffé par la serre) ?
A+
Donc, il y aurait un puit canadien sous la serre qui préchauffe (hiver) ou prérefroidit (été) l’air dans la serre.
Sont-ce des serres de grandes tailles ? un homme tient-il debout ? ou des petites serres tunnels ?
La difficulté que je vois serrait que les serres ont de grandes déperditions thermiques. Donc il faudrait alimenter avec de grandes quantité d’air. Cela induirait qu’il faudrait des puits canadiens de grandes longueurs et diamètres.
Pour déterminer les dimensions du puit canadien, il faudrait faire des calculs de thermicien. Ou alors faire des essais avec des prototypes.
Mais sur le principe, je pense que cela fonctionne. L’idée est même très intéressante.
Bonjour collègue !
J’ai vu votre système .. il est à mon humble avis "perfectible " avec des économies de tubes PVC .
ah oui , je me présente= philippe CRETE , architecte , , j’ai réalisé plusieurs maisons bioclimatiques , la première en 1983 ..
Principe = 6 à 8 tunnels placés en parallèle SOUS la maison , avec une véranda ou un capteur à air pour recharger les tunnels = stockage intersaisonnier de longue durée = 4 mois
c’est à dire que je fais monter la température à 2m de profondeur vers 30°C fin Août , septembre , et en octoble , cette chaleur se retrouve au niveau de la dalle de la maison pendant les 3 mois d’hiver ..
j’ai décrit en long et en large ce système sur Futura-sciences , rubrique habitat bioclimatique , avec force photos ..plans , schémas .
Résultats =les occupants de la maison BRG , 125m2 habitables , ne dépensent que 19 à 22 € par mois d’electricité et de gaz , toutes énergies confondues , et 4 à 5 stères de bois , brûles dans un insert pas très performant (budget serré à la construction ) .
Et bravo pour ce puits canadien ..j’aurais mis deux tunnels en parallèle = très largement suffisant , inutile de placer 50ml de PVC.car .chaque ml de tunnel remplace 5ml de tube PVC 200 ..
Cordialement
Philipe CRETE
Voir en ligne : le puits canadien innovant
Bonjour Simon, je pense que la lecture en diagonale n’a pas permis de comprendre l’utilisation des VMC simple flux. Je ne critique pas la qualité d’une VMC double flux, je veux dire simplement que pour l’amortir en zone H3 c’est très long et que l’achat est particulièrement élevé ! Pour les pollutions, ceux qui veulent une qualité supérieure ( et le prix qui va avec ), des tuyaux polypropylène traité antistatique avec des sels d’argent ( antibactérien ) ou des tuyaux en polyéthylène de qualité alimentaire existent. Bien sûr plus cher que des tuyaux en PVC mais moins polluants aussi à la fabrication. Pour l’étude, le dimensionnement et le métier, dites-moi votre spécialité,votre diplôme et le temps de pratique de ce métier ? Pour les risques de fissures et les risques bactériologiques, j’y vois un spectre agité par un vendeur de tuyaux en grès ( très bon en qualité mais aussi le plus cher sur le marché ) !
Pour ce qui est des réalisations, ne vaut-t-il pas mieux un plus grand nombre de puits, à moindre coût, plus polluants à la fabrication, mais qui permettraient une plus grande économie d’énergie que une qualité au top pour une minorité ? Je ne connais pas la réponse au niveau de la planète. Philippe.
Bonsoir,
j’ai fait entre 1983 et 2000 quelques réalisations de maisons solaires avec stockage intersaisonnier , basé sur le même principe que le puits canadien conçu par Philippe , mais en utilisant un ensemble de tunnels parallèles enterrrés à 2.0m sous la dalle du RDC . la chaleur stocker entre Juin et septembres arrive en octobre au niveau de la dalle du fait de l’onde thermique qui chemine lentement dans l’épaisseur de la terre sous-jacente .
Les économies d’énergie sont au rendez-vous , de même que la fraîcheur , avec un tel stockage inertiel
Pour en savoir plus : http://forums.futura-sciences.com/h...
http://forums.futura-sciences.com/h...
Cordialement
héraklès , architecte