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  • Article : Construction de murs de soutènement en rondins de bois
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samedi 23 juin 2007, par Bruno

De nombreux aménagements de jardin peuvent être réalisés avec des rondins en bois massif. Cet article montre la réalisation de trois murs de soutènement en bois massif.

La réalisation de ce type de mur en bois massif présente plusieurs avantages :
- facilité de mise en oeuvre, pas besoin d’outillage spécifique, pas d’engin de chantier,
- coût très faible, environ 10 euros/m²,
- ouvrage non définitif qui peut être facilement supprimé, déplacé ou adapté,
- esthétique, excellente intégration à un environnement naturel,
- drainage naturel,
- constitué exclusivement de matériaux écologiques.

Sommaire Choix du bois

Pour le choix du bois, il existe une alternative aux traverses de chemin de fer cancérigènes et aux rondins en sapin autoclavés toxiques : le rondin en chataignier. Le bois de chataignier était utilisé jadis pour réaliser des piquets de cloture ou des bardeaux de toiture. C’est donc un bois naturellement résistant à l’humidité, idéal pour des aménagements de jardin. On le trouve dans le commerce pour du bois de chauffage mais comme il est boudé par les clients (il éclate sous le feu de la cheminée), il est généralement plus économique que le chêne, le hêtre ou le charme. J’ai trouvé 10 stères de rondins de chataignier en longueur 2m pour 50 euros/stère. Mais on peut en trouver pour moins de 40 euros/stère.

Sommaire Les différentes techniques

Il existe différentes techniques plus ou moins complexes. Les deux techniques de pose suivantes sont les plus simples et ne nécessitent aucun matériaux supplémentaires ou outillage complexe :

Figure A
Figure A

- on plante tous les rondins verticalement, côte à côte (Figure A). Cette technique permet d’obtenir une résistance mécanique élevée mais elle consomme plus de bois et nécessite plus de travail pour creuser la tranchée dans laquelle sont enfichés les rondins.

La profondeur d’enfoncement des rondins est fonction de la nature du sol (mou/dur), de la hauteur du mur et de la charge à supporter (remblai instable ou sol stable). En moyenne, on peut prendre 1/3 enfoncé en terre pour 2/3 de mur.

Le diamètre des rondins est lui aussi fonction de la hauteur de mur. A titre d’exemple, on peut prendre des rondins de 14 cm pour un petit mur de 50 cm ; et des rondins de 20 cm pour un mur de 1m50.


Figure B
Figure B

- on plante un rondin verticalement tous les X métres, X correspondant à la longueur d’un rondin. On dispose des rondins horizontalement les uns sur les autres entre la terre et les poteaux verticaux. Les rondins horizontaux n’ont pas besoin d’être fixés mécaniquement car ils sont maintenus contre les poteaux par la pression de la terre (Figure B).

La profondeur d’enfoncement des rondins verticaux est fonction de la nature du sol (mou/dur), de la hauteur du mur et de la charge à supporter (remblai instable ou sol stable). En moyenne, on peut prendre 1/2 enfoncé en terre pour 1/2 de mur.

Le diamètre des rondins verticaux est lui aussi fonction de la hauteur de mur. A titre d’exemple, on peut prendre des rondins verticaux de 14 cm pour un petit mur de 50 cm ; et des rondins de 20 cm pour un mur de 1m50.

La pression de la terre étant plus importante au pied du mur, les rondins horizontaux du bas du mur ont un diamètre plus élevé que ceux du haut. Pour un petit mur < 50cm, on peut prendre des rondins horizontaux de 14 cm. Pour un mur de hauteur supérieure à 1 m, les rondins horizontaux doivent faire plus de 17 cm, au moins en bas du mur.


Ces deux techniques conviennent pour des murs jusqu’à 1m50 de hauteur. Au dessus, il est préférable de s’orienter vers d’autres techniques.

A noter également que plus les rondins ont un diamètre élevé, plus la proportion d’aubier est faible, plus la proportion de duramen est importante. Ils sont donc plus résistants aux insectes et champignons xylophages.

Les trois exemples plus loin sont fabriqués suivant la méthode de la figure B.




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